Des moutons pour limiter l’usage d’herbicides dans les vignes.

L’association des troupeaux ovins à la viticulture est de plus en plus répandue. C’est le choix qu’a fait Fanny Chervet-Grozellier, cette année à Saint-Gengoux-de-Scissé (71). Viticultrice depuis 2013, elle exploite à ce jour, 6 hectares qu’elle vinifie à la cave de Lugny. Avec cette dernière, elle adhère depuis 2015 au premier label « Vignerons engagés en developpement durable et RSE » créé en 2010.

Elle a enclenché un processus de conversion biologique. Et pour aller plus loin dans sa démarche, elle expérimente depuis quelques semaines l’éco-pâturage sur une parcelle de 70 ares.

En général, les viticulteurs accueillent des brebis pour fertiliser les sols et contrôler le couvert herbacé entre les rangs.  Les moutons remplacent ainsi un ou plusieurs passages du viticulteur pour le travail du sol et sont une véritable alternative à l’application d’herbicides. Néanmoins, au moment du débourrage des bourgeons, les moutons doivent être enlevés car ils se régaleraient volontiers de ses jeunes pousses. Ce que Fanny a vite compris.

Un entrepreneur australien a imaginé une muselière qui permet aux moutons de manger l’herbe au sol mais pas les feuilles de vigne.

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Dans d’autres régions, les troupeaux de moutons sont également utilisés sur une période d’environ trois semaines pour l’effeuillage des vignes. Cette technique permet, lorsque les vignes sont taillées hautes et palissées, d’augmenter le passage de l’air entre les grappes, et réduit de ce fait la pression de certaines maladies comme la pourriture grise ou le mildiou. Les troupeaux permettent ainsi, de façon plus précise, efficace et surtout naturelle de remplacer l’effeuillage mécanique ou manuel.

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