L’âne bourbonnais

C’est dans l’un des départements de la région Rhône-Alpes Auvergne, l’Allier, que se situe le berceau de la race de l’âne bourbonnais.

Son utilisation dans l’agriculture a modelé cet animal, lui donnant un aspect solide. Il labourait, tirait la herse, participait à l’entretien des vignes et acheminait aisément l’eau. Jusqu’en 1938, le quartier des Maraîchers, à Moulins, fut aussi celui des asiniers, qui ont précédé les éboueurs dans l’enlèvement des ordures ménagères.

Sa robe se décline du bai au chocolat en passant par le bai brun foncé. Le dos est rectiligne, le ventre et l’intérieur des membres sont plus clairs ainsi que le bout de nez et le pourtour des yeux. On note une présence bien marquée de la raie de mulet et de la croix de Saint-André et parfois des zébrures aux membres.

Le mâle toise en moyenne entre 1,25 et 1,35 m au garrot tandis que la femelle affiche une taille qui peut varier de 1,18 à 1,28 m.

Au XIXème siècle, on comptait jusquà 6000 sujets dans le département de l’Allier ; puis l’effectif a chuté à moins de 500 têtes dans les années 70. L’Association Française de l’Ane Bourbonnais créée en 1991 a défendu l’attribution d’un standard qui a enfin été reconnu en 2002.

Par sa morphologie et sa robustesse, l’âne du bourbonnais est aujourd’hui apprécié pour sa compagnie lors des randonnées.

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