Le 8 juillet 2025, le Parlement français a adopté la très controversée loi Duplomb, présentée comme un texte de « simplification » pour les agriculteurs. Derrière ce discours séduisant, les défenseurs de l’environnement dénoncent un véritable retour en arrière écologique, voire un danger sanitaire. Alors, qu’y a-t-il vraiment dans cette loi ? Et pourquoi suscite-t-elle autant d’indignation ?
Une loi pour « libérer » l’agriculture… mais à quel prix ?
Portée par le sénateur Laurent Duplomb (Les Républicains), cette loi vise à alléger les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs : procédures administratives, normes environnementales, autorisations… Une promesse alléchante pour un monde agricole souvent en difficulté.
Mais en réalité, ce texte ouvre la porte à :
- La réintroduction de pesticides dangereux, dont certains néonicotinoïdes pourtant interdits pour leurs effets sur les abeilles et la santé humaine ;
- La suppression de la séparation entre conseil et vente de produits phytosanitaires, créant des conflits d’intérêts ;
- Le relèvement des seuils d’autorisation environnementale pour des projets comme les méga-bassines ou les élevages intensifs ;
- La mise à l’écart de l’ANSES, l’agence nationale de sécurité sanitaire, dans certaines décisions…
Des impacts écologiques préoccupants
Cette loi va à contre-courant de tous les engagements climatiques et environnementaux pris par la France. Les insectes pollinisateurs, déjà en déclin, risquent de subir de plein fouet le retour de produits chimiques interdits ailleurs en Europe.
Quant à l’eau, à l’air et aux sols, ils pourraient de nouveau se voir contaminés par des substances reconnues comme neurotoxiques, perturbateurs endocriniens, voire cancérogènes.
Une mobilisation massive de la société civile
Face à cette loi, 36 organisations se sont unies : Greenpeace, la LPO, la Confédération Paysanne, Générations Futures, des syndicats, des scientifiques et des citoyens. Le 5 juillet, plus de 60 rassemblements ont eu lieu partout en France, réunissant plus de 10 000 personnes.
Le message est clair : nous voulons une agriculture vivante, respectueuse du vivant, pas un retour au modèle productiviste du XXe siècle.

Quels recours restent possibles ?
Plusieurs députés de gauche et écologistes envisagent une saisine du Conseil constitutionnel, invoquant une violation du principe de précaution. D’autres misent sur des actions européennes ou des questions prioritaires de constitutionnalité pour bloquer l’application de certaines mesures.
Mais la bataille sera longue… et politique.
À La Ferme Vagabonde, on croit en une autre voie
Chez nous, à La Ferme Vagabonde, nous faisons le choix d’une agriculture respectueuse, locale, pédagogique et tournée vers l’avenir. Cette loi nous alerte, car elle envoie un message décourageant à toutes les fermes qui expérimentent, qui innovent sans chimie, qui travaillent avec la nature.
Nous continuerons à :
- Éduquer, en expliquant les enjeux environnementaux aux plus jeunes ;
- A promouvoir une agriculture durable
- Soutenir les alternatives, locales, résilientes et justes.
Ce que vous pouvez faire
- Parlez-en autour de vous en partageant cet article
- Signez les pétitions citoyennes contre cette loi
- Soutenez les paysans engagés près de chez vous
- Écrivez à vos députés
- Et surtout : restez vigilants
💬 Et vous, que pensez-vous de la loi Duplomb ?
Laissez-nous un commentaire, partagez cet article, et faites vivre le débat !
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